AccueilActualitésClaude
Claude Sonnet 5.5 : plus rapide, moins cher par tâche
Anthropic complète sa génération 5.5 avec un modèle pensé pour les tâches courantes. Les gains annoncés sont nets sur le papier, et se vérifient sur vos propres dossiers.
Anthropic a publié Claude Sonnet 5.5 le 28 septembre 2026. C’est le deuxième modèle de la génération 5.5, après Opus 5.5. Anthropic le présente comme le complément plus rapide et moins coûteux d’Opus, destiné aux tâches bien délimitées du quotidien : corriger du code, produire des documents, des présentations ou des tableaux soignés. Il est disponible dans les applications Claude, par API et chez les trois grands fournisseurs de cloud (Amazon Web Services, Google Cloud, Microsoft Azure).
Les chiffres annoncés
Selon Anthropic, Sonnet 5.5 génère ses réponses plus de 30 % plus vite que Sonnet 5 et coûte jusqu’à 30 % de moins par tâche, parce qu’il a généralement besoin de moins de tokens pour arriver au résultat. Le prix au token, lui, ne change pas : 2 dollars par million de tokens en entrée, 10 dollars en sortie.
Sur GDPval-AA, une évaluation fondée sur des tâches de travail de bureau, Anthropic annonce un score de 1844 contre 1449 pour Sonnet 5, quasiment au niveau d’Opus 5.5 (1846). Ces résultats viennent de l’éditeur et n’ont pas encore été confirmés par des tests indépendants.
Le réglage d’effort
Sonnet 5.5 propose cinq niveaux d’effort, du plus économe au plus approfondi. Plus l’effort est élevé, plus le modèle raisonne longtemps et vérifie son travail, et plus il consomme. Le réglage par défaut est Medium dans les applications Claude et dans Claude Code, High sur la plateforme destinée aux développeurs. Deux personnes qui comparent « Sonnet 5.5 » ne testent donc pas forcément la même chose.
Prix au token, coût d’une tâche
Un modèle moins cher par tâche n’est pas moins cher au token. Ce qui compte pour une organisation, c’est ce que coûte un livrable terminé : le nombre d’allers-retours, la longueur des documents fournis, et surtout le temps passé ensuite à corriger. Un modèle rapide dont il faut reprendre la moitié des réponses revient plus cher qu’un modèle plus lent qui tombe juste.
Comment je le teste
Je ne compare pas les modèles sur des exemples inventés. Je prends un livrable réel, déjà produit et validé par une équipe, comme un compte rendu ou une proposition commerciale. Je fixe avant le test ce qui fait un bon résultat : les décisions bien attribuées, les réserves conservées, les informations manquantes signalées. Je lance plusieurs essais avec les mêmes documents et la même consigne, et je mesure le temps de correction autant que la vitesse de réponse.
C’est la démarche que je transmets en formation : chaque participant apprend à évaluer un outil sur son propre travail, avec ses propres critères. Aucun classement publié ne remplace ce test-là.
Sources
Repéré dans la veille de David Lacour : « Claude Sonnet 5.5 : ce qui change pour les usages professionnels »
Les chiffres cités sont ceux publiés par les éditeurs à la date de l’annonce. Ils peuvent évoluer.