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Les dots d’OpenAI : des agents qui travaillent en votre absence

OpenAI lance des agents permanents, dotés de leur propre ordinateur dans le cloud et présents dans Slack et Teams. En France, l’accès dépend de l’abonnement.

OpenAI a présenté le 29 septembre 2026 les dots, des agents qui fonctionnent en continu. Un dot travaille sur les objectifs qu’on lui fixe, apprend les préférences de son utilisateur et peut mener plusieurs projets en parallèle. Il s’appuie sur GPT-6 Astra, le modèle le plus avancé d’OpenAI.

Comment ils fonctionnent

Chaque dot dispose de son propre ordinateur et de son propre navigateur dans le cloud. Il se connecte aux applications choisies par l’utilisateur, plus de 4 000 selon OpenAI, et on peut lui parler dans ChatGPT, dans Slack ou dans Teams. Les organisations pourront aussi déployer des dots spécialisés, avec leur propre identité et des accès définis, compatibles avec Agent 365 de Microsoft ; ils sont pour l’instant en phase pilote auprès de quelques entreprises.

Côté contrôle, l’utilisateur choisit les applications accessibles. Des règles intégrées décident quand le dot agit seul et quand il doit demander une validation, et des règles personnalisées permettent d’autoriser, de soumettre à validation ou d’interdire une action précise. Un journal d’activité montre ce que fait le dot, y compris en arrière-plan. Les tâches sensibles, comme un changement de mot de passe, restent toujours entre les mains de l’utilisateur. OpenAI rappelle que les dots peuvent se tromper et que les travaux importants doivent être relus.

Qui y a accès en France

L’offre Pro est déployée hors de l’Espace économique européen, de la Suisse et du Royaume-Uni : elle n’est donc pas ouverte en France pour l’instant. L’offre Business Premium couvre en revanche toutes les régions où ChatGPT est disponible. Pour les offres Enterprise, Edu et Healthcare, il s’agit d’une version bêta que l’administrateur doit activer. La création d’un dot se fait depuis un ordinateur, pas depuis un mobile.

OpenAI indique que les contenus des espaces Business, Enterprise et Edu ne servent pas, par défaut, à améliorer ses modèles.

Deux décisions distinctes

Donner accès à une application et autoriser l’agent à y modifier des données sont deux décisions différentes. Un dot peut lire une boîte de réception pour préparer un point d’étape sans avoir le droit d’envoyer un message. C’est la première chose à fixer, application par application, avant de lui confier un travail.

La seconde concerne l’organisation. Une entreprise déjà équipée de Copilot pourrait voir arriver des dots dans Teams, à côté d’Autopilot. Deux familles d’agents dans le même espace de travail, ce sont deux jeux de droits à gérer et deux façons de tracer ce qui a été fait. Mieux vaut décider en amont quels agents sont autorisés, pour quelles tâches, et qui en répond.

En formation

Les principes valent d’un outil à l’autre : décrire le livrable attendu, les sources permises, les actions interdites et le moment où l’agent doit s’arrêter pour demander. Je les travaille sur les tâches réelles des participants, dans l’outil que leur organisation a choisi. C’est ce choix, arrêté pendant la prise de besoin, qui oriente la formation.

Sources

  1. OpenAI, « Introducing dots », 29 septembre 2026
  2. OpenAI, centre d’aide, « Getting started with your dot »

Repéré dans la veille de David Lacour : « OpenAI lance dots : quels accès et quelles limites pour les entreprises françaises ? »

Les chiffres cités sont ceux publiés par les éditeurs à la date de l’annonce. Ils peuvent évoluer.

Tout commence par la prise de besoin

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